Mis à jour le 03 Avril 2026
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En bref :
Monaco a vécu une journée exceptionnelle avec la visite du pape Léon XIV, marquée par des temps forts à la fois officiels et spirituels. Entre traditions, messages d’espérance et rassemblement populaire, cet événement historique réaffirme le lien profond entre la Principauté et l’Église.
Monaco a accueilli le pape Léon XIV lors d’une visite apostolique le samedi 28 mars.
Cette venue constitue « un moment historique pour Monaco » et « un signe fort d’espérance » qui « s’inscrit dans la continuité des liens séculaires qui unissent la dynastie des Grimaldi aux Successeurs de Pierre », note le Palais princier.
Dans un État où la religion catholique est inscrite dans la Constitution, cette venue réactive un héritage que le Palais décrit comme « un fondement essentiel de son identité, de son unité et de la continuité de ses institutions ».
En ce samedi ensoleillé du 28 mars 2026, Monaco a vécu une journée appelée à entrer dans son histoire. Les deux plus petits pays du monde ont réaffirmé leur lien indéfectible.
Près de cinq siècles après le passage de Paul III en 1538, Léon XIV est devenu le premier pape de l’époque contemporaine à effectuer une visite apostolique à Monaco. Arrivé le matin et reparti à 17 h 30 en hélicoptère, le souverain pontife a enchaîné les séquences officielles et pastorales : accueil au Palais princier, allocutions au balcon, rencontre avec la communauté catholique à la cathédrale, échange avec les jeunes et les catéchumènes à Sainte-Dévote, puis messe pontificale au stade Louis-II devant 15 000 fidèles, la papamobile permettant les déplacements et les saluts à la foule.

Après un entretien privé entre les deux Souverains en présence de la Princesse Charlène toute de blanc vêtue, le premier temps fort de la journée s’est noué sur le balcon du Palais princier, devant les Monégasques et résidents massés place du Palais. Dans son allocution, le prince Albert II a souligné que « le destin de la principauté est fondé dans la foi catholique », tout en rappelant que cet héritage n’était pas figé mais appelé à dialoguer avec l’évolution du temps. Il a également insisté sur les combats communs avec l’Église - la paix, la solidarité, la vie, l’écologie. Et en péroraison : « Protéger la création, c’est protéger l’homme » ; une formule qui faisait écho à son refus, à l’automne 2025, de donner suite à la proposition de loi sur la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse votée six mois plus tôt par le Conseil national.
Léon XIV s’est ensuite adressé à la foule depuis le même balcon princier. Heureux d’être le premier successeur de Pierre des temps modernes à se rendre à Monaco, il a salué le « lien profond » unissant la Principauté à Rome, soulignant que dans un monde blessé, les petits États peuvent porter une parole plus grande qu’eux : « Ce sont les petits qui font l’histoire. »

Le pape a ensuite rejoint en papamobile la cathédrale de Monaco pour rencontrer la communauté catholique et participer à la liturgie des Heures.
À la cathédrale, devant environ un millier de personnes, Léon XIV a appelé à annoncer « l’Évangile de la vie, de l’espérance et de l’amour » et à résister aux « poussées de sécularisme ».
Puis à l’Église Sainte-Dévote, il a parlé aux jeunes de la « solidité » d’une vie fondée sur l’amour plutôt que sur « des choses matérielles et éphémères », évoquant les « milliers de likes » comme une fausse promesse de consistance intérieure. Cette séquence a alors donné à la journée une tonalité populaire et pastorale.

Après un déjeuner à l’archevêché aux côtés de Monseigneur Dominique-Marie David, archevêque de Monaco, le point d’orgue a été la messe célébrée au stade Louis-II, devant 15 000 fidèles de toutes nationalités. La famille princière y était présente (les femmes étant habillées en noir comme le veut le protocole), ainsi que les autorités civiles et religieuses, dans une ambiance à la fois recueillie et spectaculaire.
L’atmosphère mêlait ferveur populaire, solennité liturgique et conscience très vive du caractère historique de l’événement. Participaient à la messe les Chœur de Monaco et de l’Opéra de Monte-Carlo, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo au complet et l’Orchestre des Carabiniers du Prince.

L’homélie a insisté sur les thèmes déjà évoqués devant les seuls Monégasques résidents invités Place du Palais. Léon XIV y a dénoncé les « calculs » qui conduisent à « tuer des innocents ». « Ne nous habituons pas au fracas des armes, aux images de guerre ! La paix n’est pas un simple équilibre des forces ; elle est l’œuvre de cœurs purifiés. » Les mots du Souverain pontife en faveur de la vie ont, à leur tour, été remarqués : « C’est la miséricorde qui sauve le monde : elle prend soin de chaque existence humaine, depuis son apparition dans le sein maternel jusqu’au moment où elle se flétrit, et dans toutes ses fragilités. »
Après la messe et avant de repartir vers l’héliport, le pape Léon est venu saluer les malades et leur donner sa bénédiction.

La visite du pape à Monaco répondait à l’invitation du prince Albert II, formulée lors d’une rencontre au Vatican en janvier. Rappelons que Monaco, avec Malte et le Costa Rica, fait partie des terres rares pays du monde où le catholicisme est religion d’État. En acceptant l'invitation du Souverain monégasque, Léon XIV a donné incontestablement un élan de fraternité. Charge au pays de prolonger cet élan bien au-delà de ses 2,02 km2 car « le don de la petitesse, avec un héritage spirituel vivant, engage [la] richesse [de Monaco] au service du droit et de la justice, surtout à un moment historique où la démonstration de la force et la logique de la toute-puissance blessent le monde et compromettent la paix. »
La visite du pape Léon XIV à Monaco marque un moment historique, à la croisée des enjeux spirituels, politiques et sociétaux. Elle confirme le rôle singulier de la Principauté comme acteur engagé, fidèle à ses racines tout en tourné vers les défis contemporains.
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