Mis à jour le 07 Avril 2026
À seulement 19 ans, Stella Almondo s’impose comme une jeune pianiste à suivre, avec un deuxième album consacré à Franz Liszt. Entre sortie de disque et concert au Grimaldi Forum Monaco, elle dévoile une approche personnelle du piano, à la fois expressive, narrative et profondément habitée.
À 19 ans, la Monégasque Stella Almondo propose un nouveau regard sur son travail de pianiste interprète avec Anges & Démons, un deuxième album consacré à Franz Liszt, compositeur du XIXe siècle fondateur dans son imaginaire musical. Avant la sortie de son disque et son concert au Grimaldi Forum Monaco le 20 septembre 2026, la jeune pianiste évoque un projet inspiré par les contrastes, son attachement à Monaco et cette manière très personnelle qu’elle a de faire de la scène un espace de récit autant que d’émotion.
Pourquoi avoir choisi Liszt pour ce deuxième album ?
Sa musique fait partie de moi depuis très longtemps. C’est même grâce à lui que j’ai découvert le piano. Petite, j’écoutais beaucoup de rock’n’roll : Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Et lorsque mon grand-père m’a offert un disque de Franz Liszt, j’ai retrouvé dans sa musique la même puissance, la même énergie, le même feu. J’ai tout de suite compris que le classique pouvait être intense, libre, presque électrique.
Qu’avez-vous voulu exprimer avec Anges & Démons ?
J’avais envie de montrer que Liszt est tout sauf lisse. Il y a chez lui quelque chose de très flamboyant, de très théâtral, presque vertigineux, et en même temps une profondeur spirituelle bouleversante. Ce contraste me touche énormément. L’album est né de cette tension entre lumière et obscurité, entre élan, trouble, recueillement et fièvre.

Les prochaines scènes de Stella Almondo
À l’occasion de la sortie de l’album Anges & Démons, Stella Almondo se produira notamment le 20 mai 2026 à Strasbourg au Conseil de l’Europe, le 25 juin à Saint-Germain-en-Laye dans le cadre des Étoiles du Classique, le 25 juillet à Royan pour Un Violon sur le Sable (qui réunit généralement entre 20 000 et 60 000 spectateurs chaque soir), le 12 août à Uchaux au Château Saint-Estève, le 19 septembre à Six-Fours pour La Vague Classique, le 20 septembre à Monaco dans la Salle Prince Pierre du Grimaldi Forum Monaco et le 30 septembre à Paris à la Salle Cortot.*
Ce titre dit-il aussi quelque chose de vous ?
Oui, forcément… Je crois que nous avons tous plusieurs facettes de notre personnalité. Nous sommes tous faits de paradoxes, parfois même de contradictions. Chez Liszt, cette coexistence entre plusieurs forces est fascinante. Il y a de la pureté, de la tentation, de la douceur, de la violence, de la poésie. C’est ce qui rend sa musique aussi humaine. J’avais envie de rendre cela sensible, au-delà de la seule virtuosité.
Vous avez conçu vous-même l’ensemble du programme ?
Oui, totalement. C’était essentiel pour moi. Je voulais un programme cohérent, habité, qui raconte vraiment quelque chose. Certaines œuvres me semblaient immenses, presque intimidantes, mais j’avais besoin d’aller vers elles. C’est un disque qui m’a obligée à me dépasser, à aller chercher plus loin en moi-même.

Anges & Démons, un Liszt « brûlant et contrasté »
Le nouvel album de Stella Almondo, Liszt par Stella Almondo : Anges & Démons, paraîtra le 12 juin 2026 chez le label parisien Naïve Records. Pensé comme une traversée des grandes tensions lisztiennes, il réunit notamment la Mephisto Waltz n°1, Erlkönig, Die Loreley, Liebeslied, Ave Maria et Après une lecture du Dante. La figure de Méphisto, les légendes, les poèmes et la tension entre ombre et lumière structurent un disque très personnel, à l’image d’une jeune pianiste qui choisit d’emblée l’intensité.
Comment Monaco s’inscrit-il dans votre parcours ?
La Principauté représente énormément d’émotion. C’est mon pays, là où j’ai mes racines, ma famille paternelle, et mes premiers souvenirs de scène, comme mon récital à 12 ans au Conseil National. C’est pourquoi jouer au Grimaldi Forum Monaco est une étape si importante pour moi. Je suis très fière de représenter la Principauté, et je mesure la chance d’être soutenue et encouragée dans mon parcours par le Prince Albert II et la Princesse Charlène, mais aussi par la Fondation Cuomo et la SOGEDA.
Vous semblez très attachée au récital. Pourquoi ?
Parce que le récital permet une relation très directe avec le public. J’aime pouvoir parler au public pour expliquer les œuvres et mon ressenti, emmener les auditeurs dans un univers. C’est un format très vivant. Il y a quelque chose de plus nu, de plus exposé aussi, mais c’est précisément ce qui me plaît : cette proximité.

Stella Almondo, les premières notes d’une fidélité monégasque
Très tôt, Stella Almondo a trouvé avec Monte-Carlo Société des Bains de Mer un écrin pour mettre en valeur son jeune talent. La pianiste monégasque y a multiplié les apparitions remarquées en 2021, dans des soirées où la musique dialogue avec le prestige des grandes adresses du Resort.
Sous la Coupole Eiffel de l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo, elle participe au récital L’Invention de la Modernité aux côtés du pianiste Stefan Cassar, avant un dîner imaginé par Yannick Alléno. Quelques semaines plus tard, elle se produit dans la Salle Empire de l’Hôtel de Paris Monte-Carlo lors du Bal des Princes et des Princesses. Puis le Maria Callas Monaco Gala lui offre une nouvelle lumière : Stella Almondo y reçoit le trophée de Best Music Talent, une distinction qui salue son professionnalisme précoce. Enfin, en septembre, elle figure à l’ouverture de La Vita Monte-Carlo, dans un grand dîner candlelight où Chopin devait conduire le public vers des accents plus jazz.
En mars 2023, la pianiste participe au dîner-récital de l’opération The Sea is Green à l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo. Dans ce cadre mêlant art, gastronomie et environnement, Stella Almondo incarne alors une jeunesse engagée autour des valeurs chères à la Principauté et que défend Monte-Carlo Société des Bains de Mer.
À seulement 19 ans, avec déjà deux albums, comment abordez-vous la suite ?
Avec beaucoup de travail, de curiosité et de désir. Je termine ma licence au Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Paris et entre en master. Je suis également en classe d’excellence de Shani Diluka à l’Académie Rainier III de Monaco. Mais j’ai envie de jouer, de grandir, d’approfondir toujours davantage et je suis prête à me produire là où les programmateurs me choisiront, même si je sais que c’est un métier très solitaire. Ce qui compte pour moi, c’est de rester fidèle à ma passion première.

À travers Anges & Démons, Stella Almondo affirme une vision sensible et contrastée de la musique de Franz Liszt, entre intensité et profondeur. À l’aube d’une nouvelle étape de sa carrière, la jeune pianiste construit un parcours marqué par l’exigence, l’émotion et une identité artistique déjà affirmée.
Le récital offre une immersion dans un univers musical construit, avec une relation directe et sensible entre l’artiste et le public.
Oui, le programme prolonge l’univers de l’album, en donnant à entendre sur scène les œuvres qui en inspirent la démarche.
Oui, l’approche de Stella Almondo, à la fois expressive et narrative, permet une découverte accessible, même sans connaissance préalable.
Les billets sont disponibles via les canaux de réservation du Grimaldi Forum et les plateformes de billetterie habituelles.
Avec 3 500 variétés de plantes, ce jardin d’acclimatation est l’un des plus beaux d’Italie. Il se déploie à la frontière, juste après Menton, sur 9 hectares ouverts au public.

L’artiste Steve Chaudanson propose en effet un regard quasi cinétique avec une œuvre monumentale – une voiture taille réelle - qu’il expose pour la toute première fois.

"Je suis tombée amoureuse de la Côte d’Azur, d’autant qu’une de mes professeurs, la soprano Silvana Bazzoni-Bartoli, habite la région », raconte Alexandra Marcellier, installée à Roquebrune-Cap-Martin. C’est en entendant la voix de la fillede sa professeure, Cecilia Bartoli, que la musicienne a décidé d’abandonner le violon pour l’art lyrique.
