Quand Monaco et Paris n’avaient pas la même heure
À l’origine, la façade du Casino de Monte-Carlo portait deux horloges : l’une indiquant l’heure de Paris, l’autre celle de la Côte d’Azur. Ceci avant que tout le monde adopte comme référence commune le méridien de Greenwich, en 1884. Cette histoire, les deux niches rondes présentes sous chaque coupole du temple du jeu en témoignent encore. Levez les yeux et observez la façade majestueuse ! Une superbe horloge centrale domine désormais son entrée, encadrée de deux génies ailés de bronze.
En réponse aux coupoles dessinées par Charles Garnier pour l’Opéra de Monte-Carlo côté mer, Jules Touzet ajouta en 1890 deux dômes côté Casino de Monte-Carlo, sertis de mosaïques aux couleurs de la Principauté. Au milieu du toit, on devine également la verrière de lumière de l’Atrium.
Un raffinement de détails architecturaux
Au-dehors comme au-dedans, des colonnes ioniques rythment l’espace. Leurs chapiteaux s’habillent tantôt de couronnes de feuilles en rinceaux, tantôt de fleurs qui courent vers le sol en lignes délicates.
Le Casino de Monte-Carlo est ainsi l’un des joyaux du style éclectique de la Belle Époque, indissociable du règne de l’Empereur Napoléon III. Pour le construire, François et Marie Blanc firent appel aux meilleurs architectes et artistes de la fin du XIXe siècle, légende qui s’est prolongée au fil des époques.
Ces journées sont une invitation à en découvrir les secrets architecturaux et intérieurs feutrés, entre histoire, art et modernité.
Journées du Patrimoine, thème 2025 : Patrimoine architectural, une fenêtre sur le passé, une porte vers le futur.
