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Au carrefour des Arts depuis 150 ans

Dès l’origine, le resort  Monte-Carlo Société des Bains de Mer a voulu proposer aux joueurs un divertissement novateur. Un partenariat avec les arts qui l’a transformé au fil des ans en organisateur d’événements culturels d’envergure.

Monaco, un lieu incomparable

"En une seule semaine j’ai pu parler littérature avec les auteurs les plus en vue, galanterie avec la Reine des salons et des théâtres, politique avec des hommes d’Etat, art avec les artistes les plus renommés, et finance... avec Monsieur Blanc", s’enthousiasmait Lord Henry Brougham en 1865, un an à peine après l’inauguration de l’Hôtel de Paris Monte-Carlo. Et c’est en effet sous l’impulsion donnée par le prince Charles III de Monaco, avec le fondateur de la Société des Bains de Mer et son épouse Marie Blanc, que la Principauté s’est dotée non seulement d’un casino, voyant affluer des joueurs de tous pays autour de ses tables à partir de 1863, mais aussi d’un opéra qui sous la direction de Raoul Gunsbourg accueillera l’actrice Sarah Bernhardt, le ténor italien Enrico Caruso ou le chanteur russe Fédor Chaliapine, ainsi que des compositeurs en résidence comme Massenet, Saint-Saëns et Bizet. Très vite, l’Opéra de Monte-Carlo deviendra une scène privilégiée pour la troupe réunie autour de Serge de Diaghilev : les fameux Ballets Russes, faisant de la danse un art total avec des affiches et décors signés par Jean Cocteau, Picasso, Matisse, Braque, Dufy ou Miro.

 

Photo : Orchestre du Nouveau Cercle des Étrangers en 1896, ancêtre de l’Orchestre Philharmonique.

Patrimoine 1896 L'Orchestre

Icônes et jeunes étoiles montantes

Bien sûr, on célèbre les arts dans tous les établissements hôteliers du resort. Alors qu’à l’Hôtel de Paris Monte-Carlo, on se souvient du tournage du film Monte-Carlo Baby (Nous irons à Monte-Carlo dans sa version française) dans le grand hall – où Colette fut saisie par le talent d’Audrey Hepburn –, au Monte-Carlo Beach, inauguré en 1928 et devenu un rendez-vous de l’élite artistique, musicale et culturelle, Marlene Dietrich et Gloria Swanson comptaient parmi les habituées. A l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo, le plafond de la Salle Belle Epoque – réalisé par le peintre Gabriel Ferrier – s’inspire directement d’œuvres de Boucher et de Fragonard, tandis que la verrière du Jardin d’Hiver a été imaginée par des disciples de Gustave Eiffel. En complément de ces palaces, le groupe a donc édifié progressivement des lieux entièrement dédiés à la célébration de la culture, à l’exemple du Palais des Beaux-Arts, bijou de l’architecte Jules Touzet, qui présentait des expositions de peinture, sculptures, projections de cinéma et concerts sur la Place du Casino. En lieu et place de ce bâtiment, qui finit par vieillir avec le temps, sera construit le Sporting d’Hiver. 

 

Photo : Tournage du film « Le roman d'un tricheur » en 1936 au Casino de Monte-Carlo.

Tournage du film « Le roman d'un tricheur » en 1936 au Casino de Monte-Carlo

L'histoire du Sporting Monte-Carlo

 En 1974, l’inauguration du Monte-Carlo Sporting Club avec la vedette du music-hall Joséphine Baker sonnera la fin de cette époque, sachant que les galas, dîners et concerts seront tous transférés progressivement au Sporting d’Eté, sur la presqu’île artificielle du Larvotto. A l’orée des années 2000, il sera rebaptisé Sporting Monte-Carlo. Abritant la mythique Salle des Etoiles, il rassemble ainsi chaque été les plus grandes voix lors du Monte-Carlo Sporting Summer Festival, imaginé en 2006 par Jean-René Palacio, directeur artistique, également à l’initiative du Monte-Carlo Jazz Festival à l’Opéra Garnier de Monte-Carlo, avec des concerts rares comme celui de Marcus Miller avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Sonny Rollins, Diana Krall, Herbie Hancock et IAM. Eminemment cinématographiques, les décors du resort ont de ce fait inspiré les réalisateurs jusqu’à aujourd’hui.

 

Photo : Vaslav Nijinsky, éminent danseur des Ballets Russes, dans « Les Orientales » en 1910

 

Nul ne peut ignorer l’histoire d’amour qui existe entre Monaco et la musique. De cette relation privilégiée sont nées des performances toutes plus grandioses les unes que les autres.

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Vaslav Nijinsky, éminent danseur des Ballets Russes, dans « Les Orientales » en 1910.
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