Mis à jour le 02 Décembre 2025
Une équipe de Green Globe, label international de référence du tourisme durable, a séjourné du 12 au 14 novembre 2025 au sein de Monte-Carlo Société des Bains de Mer pour observer les actions concrètes du Groupe en matière de RSE (Responsabilité Sociétale de l’entreprise), dans le but de réaliser un reportage filmé. Après trois jours passés dans les différents établissements du Resort, Bradley Cox, directeur de la communication, a dressé un bilan de sa visite.
Quel regard portez-vous sur la destination Monaco ?
Bradley Cox : C’est à la fois un honneur et un plaisir d’être ici. J’étais venu une première fois en 2018 et je retrouve aujourd’hui une destination encore plus dynamique. La ville me paraît plus animée, tout en restant d’une propreté remarquable, avec un soin extrême apporté aux espaces publics. Monaco demeure, à mes yeux, l’une des plus belles villes du monde.
Après plus de dix ans de démarches pour les certifications Green Globe, comment Monte-Carlo Société des Bains de Mer conjugue-t-elle aujourd'hui luxe et développement durable ?
Bradley Cox : Je crois sincèrement que les établissements du Resort comptent parmi les meilleurs exemples au monde de luxe responsable. Dans d’autres grandes villes, on trouve des bâtiments très performants sur le plan énergétique, mais souvent sans véritable histoire. Ici, des adresses iconiques comme l’Hôtel de Paris Monte-Carlo mêlent patrimoine et haute performance environnementale. Intégrer des systèmes de gestion de l’énergie ou de l’eau dans des bâtiments historiques est un défi considérable que Monte-Carlo SBM relève avec sérieux et inventivité. La Société montre qu’on peut préserver l’âme des lieux tout en réduisant leur impact.

La durabilité, pour Green Globe, ne se limite pas à l’environnement. Comment la définissez-vous ?
Bradley Cox : Nous parlons toujours de « people, place, prosperity » : les personnes, le lieu et la prospérité. Il s’agit d’abord de prendre soin des communautés locales, des collaborateurs et des clients ; ensuite de protéger le milieu naturel et les ressources ; enfin d’assurer une prospérité économique qui finance l’éducation, la santé, la protection sociale. La dimension culturelle entre pleinement dans ce cadre : la transmission de l’histoire de Monaco, portée par les équipes de Monte-Carlo Société des Bains de Mer, permet au lieu de rester unique. Sans cet équilibre, la durabilité reste un discours théorique.
Quelles initiatives concrètes ont particulièrement marqué votre séjour ?
Bradley Cox : L’engagement culinaire autour des produits locaux est très visible. Dans la chambre que j’occupais, le plateau de bienvenue ne contenait que des fruits de la région, d’une qualité exceptionnelle : c’est une expérience authentique pour le client et un vrai soutien aux agriculteurs. J’ai également découvert vos vélos électriques assemblés en Principauté, de très beaux objets, puissants et bien conçus. De la restauration à la mobilité douce, on sent un écosystème local qui innove et crée de la valeur sur place.


Le luxe est souvent associé à l’abondance. Le développement durable est-il plus complexe pour une entreprise de luxe ?
Bradley Cox : Que l’on soit un grand groupe ou une petite structure, tout commence par une question : que voulons-nous construire pour l’avenir ? Dans l’hôtellerie de luxe, la tentation de la surconsommation existe, mais le vrai luxe peut parfaitement rimer avec durabilité. Des objets bien fabriqués, réparables, transmis de génération en génération, ont une forte valeur culturelle et environnementale. Votre clientèle, très influente, peut devenir un formidable relais de ce message : continuer à vivre des expériences d’exception, mais avec des choix plus responsables.
Quels sont les axes de progrès qu’il reste à faire selon vous ?
Bradley Cox : Je vois deux priorités. La première concerne le plastique, notamment les petits flacons de produits d’accueil. Tous les hôtels, sans exception, doivent passer à des contenants rechargeables. Pour une destination littorale, éliminer les plastiques est essentiel car ils finissent tôt ou tard dans la mer puis dans la chaîne alimentaire. La seconde priorité, c’est la communication : expliquer davantage aux clients ce qui est mis en place, pourquoi c’est important, et comment ils peuvent, eux aussi, contribuer à cette dynamique.
Quand bien même les efforts se poursuivraient, n’est-ce pas qu’une goutte d’eau ?
Bradley Cox : Je voudrais saluer l’engagement très concret des femmes et des hommes que j’ai rencontrés, souvent très jeunes et pour qui la durabilité est devenue une évidence. Ils n’attendent pas les recommandations des experts : ils inventent déjà des solutions dans leurs métiers, du ménage en chambre à l’événementiel. Monte-Carlo SBM dispose d’une visibilité exceptionnelle pour montrer qu’un autre luxe est possible. En poursuivant les efforts, le Resort peut non seulement transformer la destination Monaco, mais aussi influencer positivement l’hôtellerie de luxe dans le monde entier.

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