Monte-Carlo Jazz Festival

Vicente Amigo

Vicente Amigo

Le 23 novembre, l'Opéra Garnier Monte-Carlo accueillera Le Trio Joubran en 1ère partie de Vicente Amigo, dans le cadre du Monte-Carlo Jazz Festival 2019 ! 

Informations
  • Date: 23 novembre 2019
  • Salle de concert: Opéra Garnier Monte-Carlo
  • Première partie : Le Trio Joubran
  • Type de concert: Assis-numéroté
  • Ouverture des portes : 20h
  • Début du concert : 20h30
  • Dress code : Veste obligatoire - Tenue correcte exigée
  • Age minimum : 7 ans
  • Mail: [email protected]
  • Site officiel : http://www.vicenteamigo.com/

Un exemple supplémentaire que l’exposition prématurée et prolongée aux écrans a des effets conséquents et durables sur les tout petits ? “Je joue de la guitare parce que lorsque j’ai eu trois ans, j’ai vu Paco De Lucia à la télévision et c’est resté”, concède bien volontiers Vicente Amigo. Un De Lucia dont il concède se sentir redevable à jamais, et avec lui tous ceux qui se sont approchés de près ou de loin de la guitare flamenco.

 

Car oui, ne perdons pas de temps inutilement autour du pot de sangria : Vicente l’Andalou joue de la guitare flamenco. Depuis toujours.

 

En tout cas, depuis ses huit ans où il commence à en apprendre les rudiments auprès de pointures du genre tels Rafael Rodriguez Fernandez et Juan Muñoz Exposito, plus connus respectivement sous les pseudonymes d’El Merengue et El Tomate.

 

Des faits d’armes, l’ami Vicente en a accumulé depuis et on souhaite bien du courage à celui qui voudrait s’amuser à tous les répertorier sur une carte de visite.

 

Car si, au fil des années, des personnalités venant d’horizons aussi variés que le guitariste-compositeur et chef d’orchestre cubain Leo Brower, la pop star Miguel Bosé, la star du raï Khaled, l’ancien préposé aux claviers chez Dire Straits Guy Fletcher, l’autre grande figure du flamenco actuel Diego El Cigala et jusqu’à Sting, ont fait appel à lui pour une collaboration ou plus, ce n’est pas pour cette fameuse carte de visite, mais bien pour la sensibilité, l’élégance et son sens de la mélodie dès qu’il pose les doigts sur sa guitare.

 

Le digne héritier de Paco De Lucia avec qui il avait fini par nouer une solide amitié ? Bien plus que ça. Et gaffe aux enfants devant la télévision quand même…

 

Première partie : Le Trio Joubran

Carry the earth. Tenir la terre. Tenir à la terre. Tenir à sa terre. En s’associant avec Roger Waters, l’ancien leader de Pink Floyd, le temps d’un morceau dédié à tous ceux qui, justement, luttent pour leur terre en même temps qu’il souhaitait rendre hommage à quatre adolescents assassinés en jouant au football sur une plage de Gaza, le Trio Joubran voulait marquer les esprits et il y est mieux que parvenu.

 

Mais si Samir, Wissam et Adnan, qui ont tous trois vu le jour à Nazareth, ont souvent tenu à rappeler leur lien indélébile à la Palestine, il serait injuste de ne retenir que ça d’eux. Ce serait surtout passer à côté de l’essentiel, à savoir l’étonnante force évocatrice qui se dégage de l’instrument dont ils se sont fait les spécialistes, le oud. Trois oud, pour autant de frères, pour autant de virtuoses. 

 

Luth oriental pour les uns, guitare arabe, peu importe les définitions approximatives : entre les mains de ces trois-là, l’oud voyage, vole, respire, et avec lui tous ceux qui s’y trouvent exposés. Après huit albums à leur actif, des musiques de films remarquées et des récompenses à n’en plus finir, le Trio Joubran n’a plus rien à prouver. Sinon à lui-même.

 

C’est dans cette optique qu’il a choisi d’ajouter d’autres cordes à son… oud avec un dernier album en date, The Long March, qu’il considère volontiers comme un tournant, un nouveau cap dans ses convictions musicales. On ne s’étonnera pas alors d’y entendre se mêler plus que jamais des claviers, un piano, une flûte, de subtils arrangements de cordes ou de voix. Comme on est impatient de découvrir la façon dont ces nouvelles frontières seront allègrement franchies sur scène.

 

#Mymontecarlo