Colette
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Colette : l'air d'être libre

Mis à jour le 07 Avril 2026

Sommaire 

  1. L'Hotel de Paris, la douce résidence d'hiver de Colette
  2. Premières scenes à Monaco en 1908
  3. Une femme au cœur des réseaux artistiques 

 

 

En bref : 
Figure majeure de la littérature française, Colette entretient un lien privilégié avec Monaco, où elle séjourne régulièrement à l’Hôtel de Paris Monte-Carlo. Entre souvenirs artistiques, rencontres marquantes et attachement profond à la Principauté, cet article explore une facette plus intime de l’écrivaine.

L’Hôtel de Paris, la douce résidence d’hiver de Colette 

Entre Paris, la Provence et jusqu’à Monaco, Colette aimait voyager… Mais, dans la dernière partie de sa vie, c’est en Principauté que l’une des plus grandes femmes de lettres de la première partie du XXe siècle aimait plus que tout poser ses valises chaque fois qu’elle le pouvait. 

Autant qu’elle ajouta un chapitre à l’histoire du Palais Royal à Paris où elle résida jusqu’à sa mort, elle a marqué de son empreinte l’Hôtel de Paris Monte-Carlo. Le palace de la place du Casino était son refuge. Mais il était aussi son bureau et parfois même le lieu de son inspiration, comme lorsqu’elle rencontra, en 1951, une certaine Audrey Hepburn qui tournait la comédie musicale Nous irons à Monte-Carlo dans le lobby. Tombée sous le charme de la toute jeune actrice, Colette la convainc de jouer Gigi à Philadelphie et Broadway. Quelques mois plus tard, Audrey Hepburn triomphe : sa carrière est lancée. 

 

©Maurice Couture - collection Frédéric Maget

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À l’Hôtel de Paris, Colette crée son petit monde autour d’elle. Elle aime boire son sirop d’orgeat au Bar Américain qu’elle commande avec une botte de radis. Depuis sa chambre au rez-de-chaussée qui donnait sur le jardin, toujours accompagnée de son époux Maurice Goudeket de seize ans son cadet, elle profitait de la douceur du climat et de l’art de vivre de la Principauté. Au Prince Rainier III, elle confie sa gratitude : « Cette fenêtre ouverte, cette mer oubliée, la saveur matinale de l’air… c’est vous qui me les donnez. » 

 

©Bridgeman Images

Colette

Premières scènes à Monaco en 1908 

Colette découvre Monaco au début du XXᵉ siècle. La jeune danseuse-comédienne-journaliste-écrivain joue de toute sa liberté, fascine autant qu’elle dérange. En 1908, elle monte sur scène au Palais des Beaux-Arts dans La Chair, un mimodrame relativement dénudé. Là où Paris s’indigne, Monaco observe, tolère, accueille. Colette écrira d’ailleurs, quarante-deux ans plus tard au Souverain que « ce pays privilégié, il est le seul où les hommes vivent sans haine, où naissent pour être aussitôt encouragées les œuvres de tous les arts. » * 

 

Extrait d’une lettre de Colette au Prince Rainier III à l’occasion de Son Avènement, citée dans Colette et Monaco de Jean Des Cars, p. 77, éditions du Rocher avec le soutien de la CMB.  

 

©Jacques Enrietti

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Il est vrai qu’au début du XXe siècle Monte-Carlo accueille à bras ouverts les artistes qui se font audacieux. En 1925, la création à Monte-Carlo de L’Enfant et les Sortilèges, sur son livret et la musique de Maurice Ravel, provoque chez Colette une émotion presque bouleversante. Cette même année, elle rencontre Maurice Goudeket, qui deviendra son mari et son compagnon indéfectible. 

En 1953, Colette a 80 ans. Cocteau relate l’entrée de Colette dans la salle à manger de l’Hôtel de Paris : tous les clients se levèrent pour la saluer. L’année suivante, toujours au même l’Hôtel de Paris, elle déjeune pour la dernière fois avec le Prince Rainier et l’écrivain André Maurois qui note le regard « voilé et lointain » de l’écrivaine affaiblie. Elle décédera, quelques mois plus tard, dans son appartement du Palais Royal à Paris.  

 

©Getty Images

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« Un pays dont les frontières ne sont que fleurs. » - Colette, pour décrire Monaco, dans son message au Prince Rainier III à l’occasion de Son Avènement au Trône le 11 avril 1950 

Une femme au cœur des réseaux artistiques 

À Monaco, Colette fréquente les Polignac, Marcel Proust, Maurice Ravel, Jean Cocteau. Elle devient une figure centrale des cercles artistiques et intellectuels qui gravitent autour de la Principauté. Nommée présidente d’honneur du Conseil littéraire, elle reçoit et conseille, conservant jusqu’à la fin une autorité naturelle sur le monde des lettres. 

 

©BnF Manuscripts

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Ce qu'il faut retenir : 
  • Monaco devient, dans les dernières années de sa vie, un lieu de séjour privilégié pour Colette
  • L’Hôtel de Paris Monte-Carlo lui sert à la fois de refuge, de lieu de travail et d’inspiration
  • Elle y vit des rencontres déterminantes, notamment avec Audrey Hepburn
  • Son lien avec la Principauté remonte au début du XXe siècle, marqué par ses premières scènes
  • Elle s’impose comme une figure centrale des cercles artistiques et intellectuels à Monaco

 

À Monaco, Colette trouve à la fois un refuge, un lieu d’inspiration et un espace de liberté au cœur de l’Hôtel de Paris Monte-Carlo. Entre rencontres décisives et moments de création, la Principauté occupe une place essentielle dans la dernière partie de sa vie.

FAQ : Colette à Monaco

Qu’est-ce qui caractérise l’écriture de Colette à cette période de sa vie ?

Dans les dernières années de sa vie, son écriture devient plus introspective, sensible aux sensations et aux détails du quotidien, souvent nourrie par ses lieux de séjour.

 

Peut-on encore visiter les lieux fréquentés par Colette à Monaco ?

Oui, certains lieux emblématiques comme l’Hôtel de Paris Monte-Carlo ou la place du Casino sont toujours accessibles et permettent de s’immerger dans l’atmosphère qu’elle a connue.

 

Pourquoi Monaco attirait-il autant d’artistes au début du XXe siècle ?

La Principauté offrait un cadre ouvert et stimulant, favorable à la création artistique, où les artistes pouvaient expérimenter librement dans un environnement cosmopolite.

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