Mis à jour le 19 Mars 2026
Sur l’Olympe du sport, Monaco est un tremplin. Les champions qui y ont grandi ou qui y ont leur port d’attache le savent : la Principauté choie ses athlètes, jeunes pousses ou stars internationales. De l’AS Monaco Football Club en ligue 1 à l’AS Monaco Basket qui côtoie les meilleurs du Championnat de France et de l’EuroLeague, en passant par les courses de voile, le Meeting Herculis EBS, événement majeur de l'athlétisme mondial, ou le Jumping international de Monte-Carlo, étape du Longines Global Champions Tour, le pays est le lieu de convergences des sportifs de très haut niveau.
C’est peut-être parce que le sport est ici un esprit et culture incarnés par le Prince et la Princesse de Monaco, tous deux anciens athlètes sélectionnés aux JO.
Sommaire
Discipline fondatrice de l’imaginaire sportif de la Principauté depuis plus d’un siècle, l’automobile a fait rentrer Monaco dans la légende avec Louis Chiron, premier pilote monégasque à remporter le Grand Prix de Monaco en 1931. Plus tard, et tandis que le Rallye Monte-Carlo naît en 1911, les Grands Prix dessinent le sport automobile avec une précision horlogère, transformant les rues de la Principauté en circuit mythique.
Aujourd’hui, le Monégasque Charles Leclerc est l’ambassadeur le plus connu de cette sportivité rouge et blanc. Mais il n’est pas seul. Le vice-président du Yacht Club de Monaco Pierre Casiraghi, le tennisman Valentin Vacherot, l’athlète de 400 mètres Téo Andant et le rugbyman Antoine Zeghdar appartiennent à cette nouvelle génération déterminée, capable de s’imposer en mer, sur les courts, terrains ou stades à travers le monde avec le style d’une Principauté qu’ils représentent avec fierté.
À côté de ces athlètes sur qui les projecteurs sont rivés, Monaco révèle et accompagne de nouveaux talents. Le boxeur Hugo Micallef, le patineur Davide Lewton-Brain et le cavalier Íñigo Lopez de la Osa, tous trois de nationalité monégasque, s’inscrivent dans cette dynamique, comme la cavalière suisse Anastasia Nielsen et la nageuse française Lisa Pou, résidentes monégasques et défendant les couleurs de la Principauté. Et en équipe, les joueuses de l’AS Monaco Basket sont, de leur côté, déterminées à aller le plus loin et le plus haut.
Les parcours diffèrent mais le socle est commun : celui d’un Rocher qui fait bondir et rebondir les athlètes.
La Vuelta : un grand départ les 22 et 23 août
Monaco demeure une terre d’exception sur laquelle les plus grands rendez-vous sportifs aiment s’appuyer. Événement sans précédent : Le pays s’apprête à accueillir La Vuelta l’été prochain, course cycliste espagnole qui sera lancée… en Principauté ! Le grand départ aura lieu les 22 et 23 août avec une première étape contre-la-montre qui partira de la Place du Casino.
La victoire de Pierre Casiraghi à l’Admiral’s Cup 2025 marque un tournant pour la Principauté. Pour la première fois de son histoire, le Yacht Club de Monaco a remporté cette compétition mythique, souvent considérée comme le « championnat du monde » de la course au large par équipes, l’équivalent nautique d’une Coupe Davis. Une entrée remarquée dans le cercle très fermé des grands clubs vainqueurs.
Disputée sur plusieurs semaines, l’Admiral’s Cup 2025 a combiné une course offshore, des régates côtières dans le Solent et, en point d’orgue, la légendaire Rolex Fastnet Race. À la barre de Jolt 6, Pierre Casiraghi, vice-président du Yacht Club de Monaco, a mené son équipage avec constance. En parallèle, Peter Harrison, membre du club, à bord de Jolt 3, a signé une performance déterminante dans sa classe. Ensemble, ils ont permis au Yacht Club de Monaco de s’imposer au classement général par équipes, inscrivant la Principauté au palmarès de cette épreuve de référence.
« Cette coupe incarne des efforts surhumains, des sacrifices mais aussi des moments de courage. Elle symbolise la détermination, le dépassement de soi, l'esprit d'équipe et aussi parfois le doute et un peu la chance dont chaque marin a besoin. Nous avons su valoriser nos individualités tout en acceptant l'exigence du compromis afin de devenir une équipe », confie Pierre Casiraghi.
Depuis plus de dix ans, le neveu du Prince Albert II enchaîne les grandes courses au large, les projets ambitieux et les campagnes internationales. L’Admiral’s Cup est le prolongement logique d’un engagement réel pour la performance, la rigueur et le collectif.
Cette dynamique a été saluée lors des YCM Awards 2025 où Pierre Casiraghi et Peter Harrison ont été élus YCM Sailors de l’année.
Tout est allé si vite dans la trajectoire fulgurante du pilote de Formule 1 ! Les Monégasques se souviennent tous avec tendresse du jeune garçon qu’était Charles Leclerc. Et aujourd’hui, fans de la première heure, ils suivent non sans fierté le parcours de cette étoile qui fait briller le Rocher avec charme et passion.
À 28 ans, Charles Leclerc incarne l’alliance parfaite entre sport et glamour. Il est le héros local devenu star mondiale. Alors, dès qu’il est reconnu dans les rues de la Principauté, il attire aussitôt les foules. Et lui, avec prévenance, n’hésite pas à poser le temps d’un selfie ou à signer un autographe. L’enfant de Monaco semble assumer avec un naturel déconcertant le succès pour lequel il a œuvré depuis ses 5 ans quand il a commencé le karting sur le circuit de Brignoles (Var, France) géré par le père de son mentor Jules Bianchi.
Son palmarès parle pour lui : fin 2025, il comptabilisait 50 podiums avec Scuderia Ferrari, 27 poles et 8 victoires. Des chiffres qui dressent le portrait d’un pilote d’exception.
À Monaco, il fait battre les cœurs à chaque Grand Prix de Formule 1 depuis 2018. Mais c’est en 2024 que la Principauté exulte : en signant la pole position, Charles Leclerc est devenu le premier Monégasque victorieux en championnat du monde F1.
Mais au-delà du sport automobile, il donne à la Principauté tout son glamour. En 2025, pour Ferrari, il a imaginé, avec le directeur créatif Rocco Iannone, une collection de pièces sportwear, ainsi que des accessoires, dont une ligne de vêtements pour chiens. Un clin d’œil à Léo certainement, son teckel qui le suit partout, trait d’union avec Alexandra Saint Mleux, sa fiancée depuis l’automne dernier.
À 25 ans, Valentin Vacherot a soudain franchi les étapes d’un bond : c’était à Shanghai, lors du tournoi ATP Masters 1 000 d’octobre dernier. Le joueur de tennis est passé de la 204e place au top 50 (son meilleur classement ayant été 30e fin 2025). Aujourd’hui, il confie avoir senti que « quelque chose se passait ». « Tu commences à gagner un, puis deux matchs ; et tu te dis que rien ne peut t’arrêter ». Ce qui a semblé une fulgurance aux yeux du public a plutôt été le résultat d’entraînements assidus ; entraînements qui n’ont pas toujours été récompensés. Mais les efforts finissent toujours par payer et Valentin Vacherot souligne « l’alignement des étoiles » dans le parcours qui l’a mené des qualifications à la victoire en finale contre son cousin Arthur Rinderknech après s’être imposé face à Novak Djokovic, la « meilleure victoire de [sa] carrière, dans un stade plein à craquer où l’ambiance était folle ».
Premier joueur monégasque de l’histoire à atteindre le Top 50 et à remporter un Masters 1000, Valentin Vacherot, né à Monaco, porte fièrement les couleurs rouge et blanc. « Venir d’un des plus petits pays au monde, mais une vraie terre du sport, donne des ailes supplémentaires ».
Au Monte-Carlo Country Club qui a porté son ascension, sa routine d’entraînement est millimétrée, avec des journées pouvant être remplies « de 8 heures à 18 h 30 » entre tennis, musculation et soins.
Valentin Vacherot sait dorénavant qu’il peut atteindre les sommets. « Ma place est là et à moi d’essayer d’aller encore plus haut ».
Monaco tient son champion. Et lui, son destin.
Née en 1999 à Fréjus, Lisa Pou est aussi endurante et talentueuse que sensible et attachante. Elle incarne une nouvelle génération de sportives de très haut niveau. Longtemps repérée pour ses qualités en nage libre, la nageuse s’est imposée comme une référence sur le demi-fond.
Sa carrière est jalonnée d’épreuves qui ont forgé son tempérament de championne.
« La première date marquante a été le 25 km sur des Championnats du Monde d’eau libre en Corée du Sud en 2018, explique Lisa Pou. Il a fallu nager cinq heures et demie en mer alors qu’un typhon s’abattait sur nous. J’avais l’impression d’être véritablement en communion avec les vagues alors qu’elles se déchaînaient contre moi. J’ai fini quatrième, épuisée mais heureuse et fière de moi. »
Devenue Monégasque, la nageuse s’est qualifiée aux Jeux Olympiques de Paris 2024. « La déception des JO m’a donné la rage de vaincre et a été un tremplin pour remporter la médaille de bronze sur 10 km, l’été dernier, aux Championnats du monde de Singapour. »
Aujourd’hui, Lisa Pou s’entraîne 24 heures par semaine au Stade Louis-II, aux côtés de son père, son coach, lui-même ex-nageur. « La Principauté a joué un rôle décisif dans ma carrière. Sans l’accompagnement de quelques personnes de Monaco qui ont cru en moi, je n’aurais peut-être pas persévéré autant. »
Ses prochains défis ? Le Championnat d'Europe en août à Paris et une qualification aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.
Médaillé d’argent aux Mondiaux 2023 avec le relais français, Téo Andant, 25 ans, s’impose comme l’un des grands espoirs du 400 mètres.
À l’approche des Championnats d’Europe de Birmingham (du 10 au 16 août prochain), il poursuit son chemin avec détermination. « C’est l’objectif numéro un en 2026. Ce sera une opportunité incroyable pour briller sur la scène internationale et représenter à la fois la France et Monaco. »
Aujourd’hui installé à Paris pour s’entraîner à l’INSEP, Téo revient régulièrement en Principauté, où il retrouve sa famille installée à Menton et ses racines sportives.
« La France est mon pays, je suis fier de porter ses couleurs. Mais Monaco est ma terre d’adoption. J’y ai grandi sportivement. J’ai toujours couru pour l’AS Monaco et la Principauté m’a offert énormément, tant sur le plan humain que matériel. J’ai même pu représenter Monaco aux Jeux des Petits États d’Europe. Et puis, lors des compétitions en France, on me considère souvent comme « le Monégasque ». Cela me touche. Sans le soutien du club, de la Principauté et de Monte-Carlo Société des Bains de Mer, je ne pourrais pas vivre de mon sport. »
Mais derrière la performance demeure l’essentiel : « Ce qui me touche le plus reste la fierté de mes parents et de mon entourage. C’est pour eux que je me dépasse ».
Paris, 27 juillet 2024. Antoine Zeghdar et son équipe de rugby à 7 l’emportent face aux Fidjiens, doubles tenants du titre, après un match incroyable porté par l’enthousiasme d’un public à l’unisson. L’enfant de Monaco est hissé sur l’Olympe et met Monaco sur un nuage.
Car c’est bien là que l’histoire a commencé pour le rugbyman aujourd'hui joueur professionnel en contrat fédéral avec l’équipe de France à 7, également ambassadeur de la Fondation Princesse Charlène. « Je suis né et ai grandi ici, j’y ai tous mes amis, tous mes repères et j’aime profondément ce pays. C’est là aussi que j’ai intégré le Rugby Club. Toutefois, je suis Français et très fier d’avoir remporté l’Or Olympique pour mon pays, et en France de surcroît ! »
Tout est allé très vite dans le parcours d’Antoine Zeghdar. Après trois ans passés à Monaco, il intègre le Rugby Club Toulonnais et multiplie les titres de Champion. Parallèlement, il rentre dans l’Équipe de France de rugby à XV et les victoires s’ajoutent. Le rugby à 7 lui donne plus encore une dimension internationale : de Vancouver à Hong Kong, de Los Angeles à Cape Town, son parcours est ponctué de médailles.
Aujourd’hui, entre Monaco, Marcoussis et l’INSEP, il poursuit l’entraînement. « Avec l’Équipe de France de rugby à 7, nous allons disputer les World Seven Series : une compétition qui regroupe les huit meilleures équipes et qui se déroule à travers le monde en neuf tournois. Mon objectif est de remporter ceux de Hong Kong, Valladolid et Bordeaux ; trois tournois qui désigneront le Champion du monde de rugby à 7. »
À 19 ans, la cavalière Anastasia Nielsen est l’une des étoiles montantes du saut d’obstacles. La résidente monégasque enchaîne depuis l’adolescence les podiums et s’assure une progression constante jusqu’à devenir, en septembre 2025 à Rabat, la plus jeune cavalière de l’histoire à remporter le Grand Prix d’un CSI5* 1m60.
Animée par une éthique de travail développée très tôt, Anastasia sait que ce sport se construit « pas à pas, avec le cheval toujours au centre du processus ». Elle a appris à transformer les jours difficiles en moteur, convaincue que chaque obstacle est une étape vers le très haut niveau. Entourée d'une équipe solide, d'une famille engagée et d'une écurie de chevaux orientés vers le haut niveau, elle établit les fondations d'une carrière destinée à perdurer. Pour Anastasia, représenter la Principauté est « avant tout une source de motivation et de fierté », une responsabilité qu'elle convertit en énergie pour viser toujours plus haut.
Avec son ambition tranquille, son professionnalisme précoce et ses résultats brillants, Anastasia aborde 2026 avec des objectifs à la hauteur de son potentiel : briller sur le circuit CSI5*, s’illustrer à Doha, Calgary, Aix-la-Chapelle et poursuivre l’aventure Iron Dames de la Longines Global Champions Tour. À moyen terme, la jeune femme vise les Championnats du Monde, d'Europe et les J.O. qu’elle voit comme la suite logique d’un parcours construit avec précision et patience.
Ce qu'il faut retenir
À Monaco, le sport dépasse la seule performance. Il s’inscrit dans une culture, un état d’esprit porté au plus haut niveau, où l’exigence côtoie l’élégance et où chaque parcours raconte une histoire singulière. Qu’ils soient figures emblématiques ou espoirs en devenir, les athlètes liés à la Principauté partagent un socle commun : celui d’un territoire qui soutient, inspire et accompagne.
Entre compétitions internationales, engagements personnels et victoires marquantes, ces trajectoires dessinent le portrait d’un Monaco en mouvement, ancré dans son héritage mais résolument tourné vers l’avenir. Sur les circuits, les mers, les pistes ou les terrains, tous incarnent à leur manière une même ambition : aller plus loin, plus haut, et faire rayonner la Principauté au-delà de ses frontières.
Entre élégance, raffinement et glamour, partez à la rencontre des films et séries réalisés au cœur de la Principauté de Monaco, dans les années 1990.

Monaco porte en elle une histoire extraordinaire qui se raconte ici en quelques dates aussi fabuleuses qu’inoubliables.

Depuis toujours, et avec un panache certain, le Bar Américain de l’Hôtel de Paris Monte-Carlo offre une parenthèse inoubliable, cristallisé par le spectacle qui se joue aussi bien sur scène qu’en coulisses.
