Mis à jour le 07 Avril 2026
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Entre Paris, la Provence et jusqu’à Monaco, Colette aimait voyager… Mais, dans la dernière partie de sa vie, c’est en Principauté que l’une des plus grandes femmes de lettres de la première partie du XXe siècle aimait plus que tout poser ses valises chaque fois qu’elle le pouvait.
Autant qu’elle ajouta un chapitre à l’histoire du Palais Royal à Paris où elle résida jusqu’à sa mort, elle a marqué de son empreinte l’Hôtel de Paris Monte-Carlo. Le palace de la place du Casino était son refuge. Mais il était aussi son bureau et parfois même le lieu de son inspiration, comme lorsqu’elle rencontra, en 1951, une certaine Audrey Hepburn qui tournait la comédie musicale Nous irons à Monte-Carlo dans le lobby. Tombée sous le charme de la toute jeune actrice, Colette la convainc de jouer Gigi à Philadelphie et Broadway. Quelques mois plus tard, Audrey Hepburn triomphe : sa carrière est lancée.
©Maurice Couture - collection Frédéric Maget

À l’Hôtel de Paris, Colette crée son petit monde autour d’elle. Elle aime boire son sirop d’orgeat au Bar Américain qu’elle commande avec une botte de radis. Depuis sa chambre au rez-de-chaussée qui donnait sur le jardin, toujours accompagnée de son époux Maurice Goudeket de seize ans son cadet, elle profitait de la douceur du climat et de l’art de vivre de la Principauté. Au Prince Rainier III, elle confie sa gratitude : « Cette fenêtre ouverte, cette mer oubliée, la saveur matinale de l’air… c’est vous qui me les donnez. »
©Bridgeman Images

Colette découvre Monaco au début du XXᵉ siècle. La jeune danseuse-comédienne-journaliste-écrivain joue de toute sa liberté, fascine autant qu’elle dérange. En 1908, elle monte sur scène au Palais des Beaux-Arts dans La Chair, un mimodrame relativement dénudé. Là où Paris s’indigne, Monaco observe, tolère, accueille. Colette écrira d’ailleurs, quarante-deux ans plus tard au Souverain que « ce pays privilégié, il est le seul où les hommes vivent sans haine, où naissent pour être aussitôt encouragées les œuvres de tous les arts. » *
* Extrait d’une lettre de Colette au Prince Rainier III à l’occasion de Son Avènement, citée dans Colette et Monaco de Jean Des Cars, p. 77, éditions du Rocher avec le soutien de la CMB.
©Jacques Enrietti

Il est vrai qu’au début du XXe siècle Monte-Carlo accueille à bras ouverts les artistes qui se font audacieux. En 1925, la création à Monte-Carlo de L’Enfant et les Sortilèges, sur son livret et la musique de Maurice Ravel, provoque chez Colette une émotion presque bouleversante. Cette même année, elle rencontre Maurice Goudeket, qui deviendra son mari et son compagnon indéfectible.
En 1953, Colette a 80 ans. Cocteau relate l’entrée de Colette dans la salle à manger de l’Hôtel de Paris : tous les clients se levèrent pour la saluer. L’année suivante, toujours au même l’Hôtel de Paris, elle déjeune pour la dernière fois avec le Prince Rainier et l’écrivain André Maurois qui note le regard « voilé et lointain » de l’écrivaine affaiblie. Elle décédera, quelques mois plus tard, dans son appartement du Palais Royal à Paris.
©Getty Images

À Monaco, Colette fréquente les Polignac, Marcel Proust, Maurice Ravel, Jean Cocteau. Elle devient une figure centrale des cercles artistiques et intellectuels qui gravitent autour de la Principauté. Nommée présidente d’honneur du Conseil littéraire, elle reçoit et conseille, conservant jusqu’à la fin une autorité naturelle sur le monde des lettres.
©BnF Manuscripts

À Monaco, Colette trouve à la fois un refuge, un lieu d’inspiration et un espace de liberté au cœur de l’Hôtel de Paris Monte-Carlo. Entre rencontres décisives et moments de création, la Principauté occupe une place essentielle dans la dernière partie de sa vie.
Dans les dernières années de sa vie, son écriture devient plus introspective, sensible aux sensations et aux détails du quotidien, souvent nourrie par ses lieux de séjour.
Oui, certains lieux emblématiques comme l’Hôtel de Paris Monte-Carlo ou la place du Casino sont toujours accessibles et permettent de s’immerger dans l’atmosphère qu’elle a connue.
La Principauté offrait un cadre ouvert et stimulant, favorable à la création artistique, où les artistes pouvaient expérimenter librement dans un environnement cosmopolite.
Sur l’Olympe du sport, Monaco est un tremplin. Les champions qui y ont grandi ou qui y ont leur port d’attache le savent : la Principauté choie ses athlètes, jeunes pousses ou stars internationales. De l’AS Monaco Football Club en ligue 1 à l’AS Monaco Basket qui côtoie les meilleurs du Championnat de France et de l’EuroLeague, en passant par les courses de voile, le Meeting Herculis EBS, événement majeur de l'athlétisme mondial, ou le Jumping international de Monte-Carlo, étape du Longines Global Champions Tour, le pays est le lieu de convergences des sportifs de très haut niveau.

Entre élégance, raffinement et glamour, partez à la rencontre des films et séries réalisés au cœur de la Principauté de Monaco, dans les années 1990.

Monaco porte en elle une histoire extraordinaire qui se raconte ici en quelques dates aussi fabuleuses qu’inoubliables.
